Expat’ à Munich, c’est comment ?

Expat’ depuis 9 mois à Munich, il était temps de partager avec vous mon expérience et mon ressenti sur la vie en Allemagne ou plutôt à Munich. Ville à part en Allemagne, Munich séduit les européens par les nombreuses opportunités d’emploi et une très bonne qualité de vie. La Bavière est le « Bundesland » avec le taux de chômage le plus bas en Allemagne et de grandes entreprises y sont implantées. Mais alors c’est comment d’être expatrié à Munich ?

Munich, une ville à part en Allemagne

Munich ? A vrai dire avant de passer mon entretien, je ne connaissais rien de cette ville, à part le FC Bayern (et encore je n’ai jamais vraiment suivi le championnat). J’ai constaté dès mon arrivée qu’il s’agissait d’une ville à part. Me rappelant un peu les villes où j’avais vécu : Strasbourg et Montréal. Tout simplement, car la culture régionale est forte, on parle plus de Bavière que d’Allemagne, comme pour le Québec au Canada. On a tous entendu parlé de l’Oktoberfest de Munich (soit dit en passant qui commence en septembre et non en octobre ! Et que je n’ai malheureusement pas pu vivre cette année, merci le covid). Ce n’est pas une légende, les gens s’habillent vraiment comme ça dans la vraie vie ! Enfin surtout les weekends d’été, il m’est arrivé de voir des hommes avec des shorts traditionnels et des chaussettes aux genoux pour aller boire une bière dans un « biergarten » (ou jardin de bière).

Alors pourquoi avoir choisi Munich ?

Un pur hasard ! A vrai dire à mon retour de Montréal en janvier 2020, je voulais absolument travailler, j’étais un peu angoissée à l’idée de rentrer sans rien alors que j’avais vécu une fabuleuse année 2019. Je savais qu’en France, ça allait certainement prendre du temps de trouver un emploi. Et je suivais la blogueuse Emanouela, installée à Berlin depuis quelques temps déjà, qui ventait la ville et les possibilités professionnelles en Allemagne. Il y a 3 ans, j’aurais jamais eu la présence d’esprit de postuler en Allemagne, d’une part parce que je ne parle pas allemand, et d’autre part je pense qu’avec ce qu’on nous apprend à l’école, l’Allemagne n’est pas présentée comme le plus attractif des pays. Bref, j’ai postulé aux Pays-Bas, en Allemagne, en France… en ne me limitant pas à une zone géographique (comme je pouvais repartir de zéro après avoir vécu 2 ans à Montréal et sans attache); mais ma seule exigence était de travailler dans la création de contenu. La première fois que j’étais rentrée en France, j’avais vraiment mal vécu mon retour et j’avais eu du mal à trouver un emploi (qui n’était d’ailleurs pas en rapport avec mon domaine d’activité).

Par chance, j’ai trouvé un emploi en deux semaines (même deux à vrai dire car j’ai aussi été acceptée dans un autre poste au Pays-Bas). Mais après réflexion, j’ai privilégié le poste à Munich pour deux raisons : le domaine d’activité de l’entreprise qui m’intéressait plus, mais aussi pour la ville (le poste au Pays-Bas se trouvait dans une petite ville et j’avais peur d’avoir des difficultés à m’intégrer et de m’ennuyer). Il faut rappeler que Munich est tout de même une grande ville avec 1,4 million d’habitants et qu’il y a quand même une grande communauté française. Bon, on va pas se le cacher… C’est certainement le meilleur choix que j’ai pu faire avec cette année 2020 chaotique. En effet, je suis assez contente d’avoir travaillé pendant le confinement (sans être en chômage partiel), pu acquérir plus d’expérience dans la création de contenu et le SEO dans une entreprise en pleine croissance (mais si je dois l’avouer ça n’a pas été de tout repos, et que ma première expérience dans cette entreprise a été difficile).

L’Allemagne et ses démarches

Ce qu’on ne nous dit pas quand on nous embauche, c’est que la vie est chère, surtout le loyer, et qu’il y a un certain nombre de démarches à faire. Alors autant pour le PVT, je m’étais très bien préparée car il y a un dossier à faire en amont, autant là, je me suis dit que c’était dans l’Union Européenne que ça devait être facile, et ayant vécu à Metz, je mettais un peu rattachée à l’exemple des travailleurs transfrontaliers français qui vont au Luxembourg, donc je m’étais pas vraiment renseignée. Permettez moi de vous dire que c’est une erreur !

L’anmeldung et le logement

Il faut donc à votre arrivée avoir une adresse en Allemagne. J’avais pris un Airbnb pour le 1er mois en me disant que j’aurais le temps de chercher sur place et que j’étais pas pressée. Ce qu’il faut savoir c’est qu’on a 2 semaines pour s’enregistrer auprès du KVR (en gros la mairie). Pourquoi ? Tout simplement pour déclarer votre adresse et remplir les informations sur votre situation personnelle qui vont déterminer votre taux d’imposition. Tant qu’on ne fait pas cet enregistrement (ou anmeldung), vous ne pouvez pas avoir votre taxe ID et donc vous ne recevrez pas votre salaire dans son intégralité car vous serez surtaxé. Alors autant vous dire que quand vous êtes en Airbnb, c’est souvent impossible car il faut avoir un papier du propriétaire comme quoi vous habitez bien là. Ce n’était donc pas gagné au début ! Cependant le confinement est arrivé à peine 2 semaines après mon arrivée, et cela a joué en ma faveur car la personne qui louait sa chambre dans son appartement en Airbnb a été sympa, elle a expliqué la situation au propriétaire et il m’a fait le papier. Finalement je suis restée 6 mois dans mon Airbnb et que j’ai pu faire ce fameux anmeldung au bout d’un mois par courrier. Normalement il faut aller physiquement le faire en mairie mais avec la situation sanitaire, ils proposaient de le faire à distance et c’était un soulagement pour moi. Au final, je n’ai pas reçu mon salaire « normal » pendant les deux premiers mois, mais ça était régulé sur le versement du troisième mois de salaire.

Encore une fois très chanceuse, j’ai trouvé une colocation par la suite grâce à un groupe d’offre de logement francophone à Munich, car aussi pour trouver un logement ce n’est pas une mince affaire. Comme toute grande ville, les loyers sont chers et il y a beaucoup de demandes. Tous les studios et une pièce sont très sollicités car il y a beaucoup d’étudiants. Si vous êtes tout seul et que vous n’avez un gros salaire d’ingénieur, ça risque d’être difficile de trouver la perle rare. D’autant plus si on ne parle pas allemand. De plus quand on arrive en Allemagne sans compte bancaire allemand, c’est encore un handicap car il vous faut le Schufa, en gros c’est une preuve de solvabilité que la banque donne.

Si vous regardez sur les groupes facebook de logement à Munich à peine 5 min après qu’une offre de logement ait été postée vous aurez déjà une dizaine de commentaires. Rajoutons à ce fait qu’il faille sortir 2 mois de loyer de caution. C’est donc un sacré budget que vous devez avoir en arrivant dans la ville ! J’ai tout de même trouvé sur un coup de chance un logement, ce n’est donc pas mission impossible, mais c’est une réelle recherche de logement et un gros stress supplémentaire qu’on ajoute en plus d’être nouveau arrivant dans un pays qu’on ne connaît pas.

Astuce recherche de logement : on m’avait conseillé de créer un profil premium en allemand sur des sites comme immoscout24 ou encore wg gesucht pour faciliter le contact avec les propriétaires.

La voiture

Si vous avez une voiture française et que vous souhaitez l’amener avec vous, vous avez notamment l’obligation de changer vos plaques au bout de 3 mois, ce qui implique d’avoir une assurance en Allemagne, de payer de nouvelles plaques … Il y a également une vignette écologique à demander.

La taxe sur la religion

Lors de votre enregistrement, on vous demande d’indiquer votre religion car en Allemagne il y a un impôt sur la religion. C’est un peu difficile à imaginer qu’on puisse payer une taxe quand on vient de France, mais c’est le cas en Allemagne. Le montant est d’environ 8 à 9 % de l’impôt sur le revenu. On est donc tenté de mettre aucune ! Cependant, j’ai entendu quelques rumeurs comme quoi l’Etat allemand pouvait faire une enquête pour savoir si vous avez bien été baptiser en France et si c’est le cas, vous demandez de payer ce que vous devez. On m’a notamment parler de se faire débaptiser si on ne voulait pas payer la taxe.

Expatriation Allemagne et les groupes Facebook d’expat’

Pendant ma première semaine j’étais un peu perdue face à toutes ses démarches et j’avais un peu peur de manquer quelque chose. J’avais scruté les posts sur le groupe Français.e.s et francophones à Munich sur Facebook pour voir ce que j’avais peut-être manqué. Dans l’un des commentaires, on parlait notamment de l’association Expatriation Allemagne, et j’ai donc contacté celle de Munich pour avoir un peu plus d’informations. Je pense que c’était une bonne idée, c’était rassurant de pouvoir parler à quelqu’un qui parle français et qui pouvait donner une idée des principales démarches à faire.

Expat’ à Munich (en tant que Covid)

Mon avis sur une expatriation à Munich est un peu biaisé car je suis arrivée pas forcément dans la meilleure année pour vivre une bonne expérience. Je suis arrivée le 3 mars, et j’ai connu le lockdown deux semaines après. Disons que ça n’a pas été vraiment facile pour mon on-boarding au travail ni par la suite pour se créer une cercle social.

Vie sociale

Elle a été quasi nulle pendant 3 mois. Après avoir vu brièvement mes collègues au bureau pendant une semaine. J’ai été en télétravail 6 mois dans mon Airbnb sans retourner une seule fois au bureau. Heureusement, je n’étais pas seule dans l’appartement, j’étais avec une Allemande, et au moins c’était sympa de ne pas être totalement seule et de pouvoir parler de temps en temps, et surtout je ne tournais pas en rond dans un studio ! Les frontières étaient fermées donc je n’ai pas pu rentrer en France avant juin. Même si le confinement n’a pas été aussi stricte qu’en France et qu’il faisait particulièrement beau (nous pouvions ainsi quand même sortir librement pour marcher ou faire du sport), c’était quand même difficile de pouvoir rencontrer des gens.

Puis l’été est venu, je n’ai pas rencontré énormément de personnes pendant cette période. J’ai eu quelques premiers contacts avec des gens de mon entreprise mais avec l’ouverture des frontières et les vacances d’été, les personnes n’étaient pas forcément à Munich. Cependant j’ai pu voir un peu l’ambiance des biergarten et profité des randonnées à l’extérieur de Munich.

Alors bien entendu ce n’est jamais instantané se faire des amis à l’étranger, et que c’est normal que ça prenne du temps (même à Montréal), mais le fait d’être en télétravail complexifie vraiment la chose. C’est dur et ça demande beaucoup d’effort, mais je pense que ce n’est pas impossible car il y a quand même pas mal d’expat’ à Munich.

Vie professionnelle

Alors il y a eu aussi des rebondissements. Je suis déjà très contente d’avoir un emploi qui ne connait pas la crise et dans un domaine d’activité qui m’intéresse. J’ai occupé un premier emploi en tant qu’Online Content Manager France, je m’occupais en gros de la newsletter hebdomadaire pour le Shop français, c’était vraiment cool, j’ai aimé cette expérience. Cependant, ils nous ont annoncé qu’ils restructuraient le service international, qu’il n’y aurait pas de place pour tout le monde et surtout que nos emplois n’existeraient plus tels qu’ils l’étaient. Personne ne l’avait vu venir, surtout que l’entreprise réalisait une belle croissance de CA grâce au confinement (ce n’était donc pas lié à des difficultés financières, ce qui montre aussi des vraies différences de management avec la France). Donc en gros, si on voulait rester dans l’entreprise, il fallait trouver un autre poste dans l’entreprise qui nous intéressait et surtout être pris ! Ca était 2 mois de stress, car les RH ne nous ont pas vraiment aidé. Alors par chance, l’entreprise avait 80 positions ouvertes pendant l’été, et surtout des postes dans le marketing et pour le marché français. Donc j’ai pu trouvé un autre poste intéressant pour moi. Le plus dur aurait été de se retrouver sans rien en septembre sans chômage car il faut avoir travaillé plus d’un an en Allemagne pour toucher quelque chose et surtout trouver une autre emploi pendant une pandémie… Ma collègue qui s’occupait du marché italien n’a pas trouvé de poste équivalent dans l’entreprise (car elle était Senior) et elle est partie, elle n’a reçu qu’un mois de dédommagement, j’ai trouvé ça peu, surtout qu’elle faisait du bon travail et que l’entreprise n’avait aucun soucis financier.

C’est indéniable qu’il y a beaucoup d’offres d’emploi à Munich dans différents secteurs. Les salaires sont plus élevés que la moyenne, cependant le coût de la vie l’ait également, et parfois je me demande si ça vaut vraiment le coup par rapport à la France.

Cependant tout n’est pas tout noir, j’apprécie de pouvoir travailler dans un domaine que j’aime, et je soulignerais le fait que j’ai trouvé cet emploi en deux semaines en mars dernier. Les papiers se font très vite. J’aime aussi la confiance qu’on nous accorde dans le travail et je n’ai pas toujours eu les mêmes réactions quand j’étais en entretien en France quand tu mets en avant ta curiosité et ta facilité d’adaptation. L’organisation est également très bien faite pour le télétravail, où il n’y a jamais eu vraiment de problème. Je travaille maintenant dans la team SEO depuis septembre. Je n’avais jamais fait de SEO professionnellement parlant, même si j’avais regardé des cours en ligne, j’ai apprécié qu’on me donne ma chance, même si je n’avais pas toutes les compétences requises.

Je dois dire aussi que c’est sympa d’évoluer dans un univers international avec différentes nationalités. L’anglais est la langue de travail et on a pas vraiment besoin de parler allemand pour vivre à Munich. Dans mon entreprise, tout est traduit et il n’y a pas de discrimination. Même si j’ai entendu dire que dans d’autres entreprises allemandes, si tu ne parles pas allemand tu es souvent mis à l’écart, je ne le ressens pas dans mon entreprise. Mais je pense que si on parle allemand, ça permet d’accéder à des postes mieux placés plus facilement.

Concernant le rythme de travail, je travaille 40h/semaine et j’ai 27 jours de congés par an. Il y a également pas mal de jours fériés en Bavière, ce qui me change beaucoup par rapport au Canada. Au niveau des avantages, je ne sais pas comment c’est dans les autres entreprises, on n’a pas beaucoup d’avantages supplémentaires dans la mienne, mise à part les remises sur les produits. Enfin le préavis est de trois mois, ce qui me semble quand même énorme, surtout par rapport au Canada qui était de 2 semaines.

Alors c’est bien Munich ?

Qualité de vie

Est-ce que l’herbe est plus verte ailleurs ? Tout dépend ce qu’on veut comparer et quels sont nos critères, c’est assez subjectif au final.

Concernant la qualité de vie, c’est indéniable que la ville est très safe, vous n’aurez pas peur de vous faire agresser en rentrant à pied à 1h du matin ou de vous faire voler votre colis laissé par le facteur devant la porte. Les rues sont très propres, rien ne traîne, et personne ne vous sifflera dans la rue. Je dois dire que c’est un certain confort, surtout quand on est une femme.

Mieux vaut avoir un bon salaire pour vivre à Munich. Alors bien entendu, les salaires sont plus élevés qu’en France. Dans certains secteurs d’activité, les salaires explosent, et on voit très bien qu’il y a beaucoup de gens aisés en témoigne les belles voitures dans la rue. Pour ma part, j’ai l’impression que je gagnais mieux ma vie au Canada, mais ici j’ai un poste de Junior. Je trouve que les loyers sont vraiment chers. Il faut compter 900 euros pour un studio. Parfois j’ai l’impression que ça ne vaut pas le coup par rapport à un salaire moyen en France si on habite dans une ville avec des loyers plus modérés.

Il faut aussi prendre en compte qu’on a pas la même retraite, c’est bien moins qu’en France et la moyenne est faite sur le total et non sur les meilleures années comme en France, donc il faut penser à une complémentaire.

Sinon pour le reste, on peut très bien s’en sortir. J’ai l’impression que les Allemands n’aiment pas trop dépenser surtout pour l’alimentation, il y a beaucoup de supermarchés type Aldi ou Lidl. Concernant les restaurants, je n’ai pas eu trop la chance d’en tester beaucoup avec les confinements, mais les prix me semblent assez similaires qu’en France.

Coup de coeur ou flop ?

C’était déjà couru d’avance que ça allait être difficile de faire mieux que Montréal, cependant j’ai été surprise par plusieurs choses. Tout d’abord, la ville est bien plus cool que je l’imaginais avant de venir ! Ca n’a rien à voir avec l’image froide qu’on peut avoir de l’Allemagne. La ville semble vraiment être dynamique et cosmopolite, même si c’était un peu difficile de juger avec les confinements.

J’avais également aussi l’impression qu’il manquait un peu de folie à cette ville car je voyais beaucoup de monuments et des rues très propres où tout est en ordre. Cependant, j’ai trouvé quelques endroits avec du street art comme Werksviertel-Mitte ou à OlympiaDorf.

J’aime beaucoup aussi qu’il y a des pistes cyclables partout, on se sent relativement en sécurité en vélo car les rues sont larges. Comme je l’ai déjà dit, la ville est très propre et safe.

Au niveau gastronomique, je n’ai pas fait beaucoup de restaurants, je pense tout dépend d’où on va et ce qu’on attend. Pour le moment, c’était beaucoup moins fancy qu’à Montréal, mais si on aime les bretzel et les pommes de terre gratinées il y a quoi de faire dans les biergarten.

Ce qui peut-être vu comme l’un des principaux avantages, c’est la proximité avec la Suisse, l’Autriche ou encore l’Italie avec des paysages grandioses à voir. Sans parler des montagnes et des lacs qui sont à peine à 1h30 de Munich pour se dépayser facilement. Si vous aimez les activités de plein air, cela pourrait vraiment vous plaire.

Rester ? Rentrer ? Aller ailleurs ?

C’est assez difficile de prendre une décision pour moi, avec tout ce qui se passe dans le monde actuellement. A vrai dire, j’ai un peu peur de lâcher cet emploi et de ne me retrouver sans rien. Je me trouve comme principale excuse que je prends de l’expérience (ce qui est vrai), j’améliore mon anglais et j’aime ce que je fais. Je me laisse le temps de voir comment se passe 2021, j’ai un peu peur des retombées économiques de tous ces confinements sur le marché du travail que ce soit en France mais aussi au Canada.

Il y a des bons côtés de vivre en Allemagne, surtout en Bavière où j’ai l’impression pour le moment d’être en vacances car je ne connais pas encore bien la région, ni même la ville. Pour le moment, je n’ai pas l’étincelle comme j’ai pu l’avoir pour Montréal. Cependant à Montréal, cela m’a aussi pris quelques mois avant que je m’y sente vraiment chez moi. Mais j’avais l’impression que tout était plus facile et que je gagnais mieux ma vie, j’ai vraiment eu une belle expérience que je vous raconte dans mon article où je retrace le bilan de mon PVT. Je dois dire aussi qu’après être partie pendant plus de 2 ans au Canada, j’étais contente d’être à proximité de ma famille, surtout avec une année comme nous avons passé.

Je me laisse encore donc quelques mois pour voir ce qu’il se passe, si je vais quand même pouvoir rencontrer des gens car je ne vois pas trop l’intérêt de vivre à l’étranger, de payer un loyer pour rester enfermer toute la semaine dans un appartement. Je m’étais dit que je pourrais éventuellement reprendre des études au Canada en septembre de l’année prochaine mais ça voudrait dire consacrer du temps pour des études et ne pas gagner sa vie pendant 2 ans pour pouvoir avoir un permis de travail par la suite, mais il faudrait aussi recommencer les démarches pour le CSQ… J’ai actuellement 32 ans donc j’ai un peu peur que ça soit tard après, mais je me dis qu’on a également qu’une seule vie, et si c’est vraiment ce qu’on souhaite faire, il vaut mieux essayer… Mais d’un autre côté, je suis un peu fatiguée, j’ai vraiment envie de me poser à quelque part, d’avoir mon chez moi et pouvoir enfin installer toutes mes affaires. A vrai dire je ne me vois pas recommencer de zéro dans une autre ville ou dans un autre pays maintenant. Mon rêve serait de retourner à Montréal ou alors à Strasbourg, car j’ai des connaissances et que j’aime ces villes.

Pour rester vivre en Allemagne (je ne l’ai pas encore fait), mais je pense qu’il est important d’apprendre l’Allemand même si on peut se débrouiller en anglais dans la vie de tous les jours. C’est quand même indispensable dans certaines situations, mais aussi pour s’intégrer et avancer dans sa carrière.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Steeve dit :

    Hello Lyzie, tout ce que je peux te dire est qu’à 32 ans tu as encore largement le temps de reprendre les études au Canada si clés c’est que tu veux 😉
    Comme tu l’as si bien dit , on a qu’une vie et autant la vivre a fond.
    Encore un superbe article;)

    1. Lyzie McCake dit :

      Hello Steeve, oui je sais qu’il n’est jamais trop tard… C’est juste dommage de devoir refaire des études alors que je peux travailler dans ce que j’ai envie sans ça (mais sauf que ce n’est pas au Canada)…

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